Ludovic Vitet

Ludovic Vitet

Résumé

Portrait de Ludovic Vitet Ludovic Vitet Eustache Le Sueur (1869)

Le développement, en peinture, c'est l'art d'exprimer tous les moindres détails de la vie physique et morale, c'est-à-dire de l'individualité, sans que l'harmonie et l'unité disparaissent. Merveilleuse alliance qui constitue l'ineffable beauté de quelques œuvres, je ne dis pas de toutes les œuvres de Raphaël et des grands maîtres de son temps. Mais pour
unir ce rendu dans les détails au sentiment
spontané de l'ensemble, pour être à la fois Léonard de Vinci et le Sueur, suffit-il de naître seul, isolé, perdu dans un siècle abâtardi?
Source : Gallica

Portrait de Ludovic Vitet Ludovic Vitet Eustache Le Sueur (1869)

Leur tentative n'en eut pas moins un immense succès d'estime; tous les hommes modérés, et le nombre en est grand après une si longue anarchie, accueillirent avec une joie profonde cette idée de ne rien exclure, d'éviter tous les excès, d'admettre toutes les beautés, de ne copier aucun maître et de les imiter tous. Puis, c'était chose si nouvelle qu'un tableau peint avec soin, étudié, travaillé, fini avec une certaine conscience!
Bientôt on ne parla plus que des Carrache; ils furent proclamés, dans toute l'Italie, les restaurateurs de la peinture, les rénovateurs du goût.
Source : Gallica

Portrait de Ludovic Vitet Ludovic Vitet Eustache Le Sueur (1869)

Nous avions bien des peintres, et même des peintres d'un certain talent; mais les uns coloriaient encore, comme au temps passé, de délicates miniatures, d'autres faisaient quelques portraits d'une exacte et naïve ressemblance, le plus grand nombre peignaient sur verre ou sur émail. La peinture sur verre, cet art qui avait grandi et prospéré sur notre sol, que l'Italie nous avait emprunté plusieurs fois, que jamais elle n'avait réussi à s'approprier, cet art tout national que nos gentilshommes
exerçaient sans déroger, le moment approchait où il allait s'éteindre
Source : Gallica

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