François Lenormant,
Les tableaux du musée de Naples gravés au trait par les meilleurs artistes italiens
(1868)
“ On a surnommé Schidone le Caravage de l'école de Parme, et en effet il ressemble par bien des côtés au rival des Carrache. Comme lui, cherchant avant tout les effets de clair-obscur, il a exagéré outre mesure les oppositions d'ombre et de lumière, infidèle en cela à la tradition du Corrége dont il se prétendait le successeur. Comme Michel-Ange de Caravage, il est doué au plus haut degré d'énergie et de vie, mais dépourvu de noblesse. Uniquement préoccupé de rendre la nature réelle et vivante, il n'y fait aucun choix et ne recherche pas la beauté, dont le sens élevé semble lui avoir manqué. ”
