Joseph d'Arimathie

Définition et enjeux

Catalogue des tableaux exposés dans les galeries de la maison des rois mages… (1904)

La tête du Christ repose doucement sur le bras droit, comme s'il dormait d'un paisible sommeil. Joseph d'Arimathie, debout et vu de profil, coiffé d'un turban rouge, vêtu d'un camail et d'une robe jaune serrée à la taille par une ceinture rouge et laissant passage aux manches d'un vêtement de dessous, prend doucement la main droite du divin Crucifié. A droite, un homme à barbe pleine, couvert d'un chaperon violet gris, vêtu d'une tunique rouge prend le corps au-dessus des genoux.
Source : Gallica

Charles Souhaut Les Richier et leurs oeuvres (1883)

« Si notre statuaire est admirable pour l'art avec lequel il a su rendre la vie fuyant du corps humain, il ne l'est pas moins pour l'avoir fait sentir, s'agitant en quelque sorte, dans les statues que son ciseau veut animer (1) . »
Le genou droit en terre, et de l'autre soutenant les membres inférieurs du Christ, Joseph d'Arimathie ne paraît surchargé, sous le divin fardeau qu'il supporte, que du poids de son immense respect pour son Maître, pour son Dieu.
Source : Gallica

Amédée de Damas Voyages en Orient, par le R. P. de Damas… (1866)

Joseph d'Arimathie, qui lui donna la sépulture, était, dit l'histoire, un riche seigneur, disciple de Jésus, mais en secret, de peur des Juifs. Les autres l'ont abandonné lâchement à l'heure de sa Passion, et Pierre, leur chef, l'a renié par trois fois. Or, maintenant qu'il est mort, les voilà pleins de courage, ne songeant qu'à mourir pour lui, ne désirant que cela, et s'exposant aux plus rudes fatigues dans cette seule espérance. — «Où donc, leur demande saint Chryso« stome, avez-vous puisé pour un homme mort le « dévouement que vous lui refusâtes avant son tré« pas ?»
Source : Gallica

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