Résumé

Julius Hübner Catalogue de la galerie royale de Dresde… (1862)

Toute l'ancienne Dresde est là, avec ses délicieux alentours, et tout cela est animé en petit par les groupes hardis de son ami Torelli, bien moins grand dans ses' tableaux de l'église catholique, que lorsqu'il nous peint ici la magnificence empesée du cortège électoral, la garde aux uniformes rouges sous les armes, ces bons soldats bien poudrés, rangés scrupuleusement à deux pas les uns des autres ; et, pour remplir le tableau, les batteurs de pavé s'inclinant avec un respect si profond, que leurs énormes bourses à cheveux se relèvent sur leurs têtes.
Source : Gallica

Julius Hübner Catalogue de la galerie royale de Dresde… (1862)

Et de quelle vive reconnaissance ne nous sentons-nous pas pénétrés pour cette époque, surtout lorsque nous nous arrêtons devant des tableaux comme ceux de la Madone de S. Sixte et de la Vierge d'Holbein, les plus purs représentants du génie allemand et du génie italien, et que nous remarquons l'effet à la fois doux et puissant que cette vue produit sur notre coeur!
La Madone Sixtine.
Jusqu'à nous elle est descendue, La Vierge, dont les bras portent le saint Enfant!
Son céleste regard sur le monde s'étend; La terre, sous ses pieds, se cache dans la nue
Source : Gallica

Julius Hübner Catalogue de la galerie royale de Dresde… (1862)

Notre collection doit à Giovannini une autre oeuvre, sinon aussi précieuse, du moins également parfaite dans son genre: c'est le magnifique tableau d'autel de Bartholomeo Ramenghi, connu sous le nom de Bagnacavallo, représentant une Madone entourée de Saints, et tout récemment exposé dans les salles de la nouvelle Galerie. Ce n'est qu'à présent que cette oeuvre, si remarquable par la simplicité de sa conception, par son coloris sérieux, harmonieux et profond, peut être vue à une distance qui la fait paraître dans toute sa puissante grandeur.
Source : Gallica

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