Johann Wolfgang von Goethe,
Les Souffrances du jeune Werther
(1774)
“ Mais quand tu revenais de la guerre, ta voix était paisible, ton visage semblable au soleil après l’orage, à la lune dans la nuit silencieuse, ton sein calme comme le lac quand le bruit du vent est apaisé.Étroite est maintenant ta demeure, obscur ton tombeau : avec trois pas je mesure ta tombe. Ô toi qui étais si grand ! quatre pierres couvertes de mousse sont ton seul monument : un arbre effeuillé, l’herbe haute que le vent couche, indiquent à l’œil du chasseur le tombeau du puissant Morar. Tu n’as pas de mère pour te pleurer, pas d’amante qui verse des larmes sur toi. ”
