Résumé

Léon Jouhaud La peinture céramique au cimetière de Limoges… (1925)

Ne sentons-nous pas qu'une douleur qui se calme, qu'une image qui s'efface, qu'une espérance qui s'éteint, ce sont de petites morts partielles ; et que nous souvenir, c'est par une voie rétrograde prolonger un peu le cours de notre vie. Les plus sincères, en pleurant sur les tombes, pleurent encore sur eux-mêmes.
Ceux-ci cachent souvent leurs larmes, mais combien sont, ou se croient obligés de les montrer. La société ne pardonne pas qu'on ait l'impolitesse de ne pas saluer un mort et de ne pas honorer sa dépouille.
Source : Gallica

Léon Jouhaud La peinture céramique au cimetière de Limoges… (1925)

Non, le peintre limousin n'a qu'une notion très vague des jeux de lumière et de l'ombre. Bien sûr, il recherche souvent des effets d'éclairage ; mais peu entraîné à observer et à peindre d'après nature, il se laisse guider par des souvenirs incertains, ou par les exemples mal compris, ou par sa fantaisie. Tout est faux ou conventionnel.
Volontiers, les peintres limousins, peignent des ciels nuageux gris foncés ou enfumés de bitume. Souvent un rais de soleil crève le ciel et éclaire un personnage ou une scène d'arrière en avant.
Source : Gallica

Léon Jouhaud La peinture céramique au cimetière de Limoges… (1925)

Quand l'artiste dédaigne les détails réalistes, il emprunte à l'allégorie son bric à brac. Les torches renversées, la faulx et le sablier du temps, la trompette de l'ange, les ustensiles symboliques les plus divers sont l'objet d'une exécution rigoureuse. On sent que l'artiste y ajoute une grande importance.
Malgré cette abondance de détails, de grands vides subsistent, qu'il faut boucher. Le peintre limousin ne s'en met pas en peine ; il appelle aussitôt pour les combler, les nuées et les fleurs. Je sais bien que le Limousin est un pays pluvieux, mais que de nuages !
Source : Gallica

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