Résumé

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Les Catacombes de Rome et les Fouilles de M. de Rossi

Jusqu’ici rien peut-être n’a mieux servi à la faire connaître que l’étude des catacombes de Rome [1] : c’est le seul monument que cette société primitive ait laissé d’elle ; aussi, depuis près de trois cents ans, ne se lasse-t-on pas de les fouiller. Des hommes pleins de patience, de sagacité, de dévouement, les Bosio, les Aringhi, les Boldetti, les Bottari, les Marchi, ont visité en tous sens la Rome souterraine.
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Les Catacombes de Rome et les Fouilles de M. de Rossi

On obstrue les cryptes, on mure les passages, on dérobe si soigneusement à tous les yeux les corps des martyrs que plusieurs dans la suite ne purent plus être retrouvés. C’est alors que les catacombes sont véritablement un lieu d’asile et de refuge ; c’est alors qu’un culte proscrit s’y cache à ses persécuteurs. Toutes ces idées de précaution, d’ombre et de secret, que ce nom rappelle, si elles sont fausses quand on les applique aux premiers siècles, conviennent parfaitement à l’époque qui s’étend de Dèce jusqu’à Constantin.
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La sculpture est plus païenne encore dans les cimetières chrétiens que la peinture. M. de Rossi en donne une raison ingénieuse : il fait remarquer que les peintures étaient exécutées dans l’intérieur même de ces cimetières, tandis qu’on était bien forcé de sculpter en dehors et sous les yeux des infidèles, ce qui donnait à l’artiste moins de liberté. Ainsi, il faut le reconnaître, dans les deux premiers siècles l’art chrétien n’est pas né encore, il vit de l’imitation de l’art antique, il n’a pas inventé sa forme distincte et originale.
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