Résumé

P. St.-A… Promenade aux cimetières de Paris…

Pour rendre, autant qu’il leur était possible, l’idée de la mort toujours présente à l’imagination des peuples qu’ils dirigeaient, ils fixèrent la sépulture des chrétiens dans l’intérieur même des villes. De vastes cimetières furent, en conséquence, disposés autour des églises, et formaient, pour aisi dire, les parcs et les jardins de ces maisons de Dieu. Chaque église paroissiale avait le sien, et les hommes, chacun dans leur paroisse, allaient tous, à la fin de leur vie, se réunir sous les yeux du Dieu du temple, à ce grand dépôt de la mort.
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P. St.-A… Promenade aux cimetières de Paris…

Ceux qui recherchaient ces sortes de sépultures le faisaient pour se distinguer du peuple, et souvent leur tombe recevait plus d’outrages et plus de mépris que la terre légère qui couvrait les os du pauvre, dans le cimetière commun. Une multitude sans cesse renaissante, et la plupart du temps très-peu respectueuse, foulait aux pieds et la cendre de ces morts orgueilleux et leurs pompeuses épitaphes.
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P. St.-A… Promenade aux cimetières de Paris…

Paris est la seule ville de l’Europe qui présente des cimetières aussi pittoresques. Dans tous les autres pays, les lieux qui reçoivent la dernière dépouille de l’homme ne sont ornés que de croix, ou tout au plus de quelques tombes, recouvertes seulement de simples pierres. L’usage d’enterrer les morts illustres dans les églises, existant toujours dans ces pays, les cimetières n’ont, pour ainsi dire, rien qui les rende recommandables à la curiosité des voyageurs.
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