Gaston Boissier,
Le Cimetière de Calliste
“ « On défend ses croyances en mourant pour elles et non pas en tuant en leur nom. Si l’on croit les affermir par le sang et par les supplices, on se trompe : on les souille et on les déshonore. Il n’y a rien qui doive être si libre que la religion. Nihil est tam voluntarium quam religio. » Ces belles doctrines sont les nôtres, et ceux qui les ont enseignées dans leurs écrits ou sanctionnées par leurs souffrances nous appartiennent. L’église chrétienne a bien raison d’honorer leur mémoire et de se glorifier d’eux; mais ils ne sont pas seulement les héros d’une opinion particulière. ”
