Suaire

Définition et enjeux

Adolphe Mazure,  Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)

“ SUAIRE, lat. sudarium, linceul, drap pour ensevelir les morts; le sens réel de sudarium, c'est un mouchoir pour s'essuyer la sueur du visage: dans ce sens, le saint Suaire, le linge avec lequel sainte Véronique essuya le visage sanglant du Sauveur. C'est plus tard, dans saint Jérôme, que sudarium apris le sens qui est devenu par suite celui du mot français.
SUAVE, lat. suavis, doux, agréable, d'abord àl'odorat,puis à divers sens ; par extension, qui a du charme dans les manières, dans le caractère, dans les relations.
”
Source : Gallica

Charles-Marie Rebord,  Administration diocésaine. Gerbe de notes et documents… (1922)

“ Et incontinent l'on lui bailla deux cuillerées de bouillon, dans lequel l'on avait mis tremper son suaire ; l'on voua qu'elle visiterait le sépulcre où repose le corps dudit Vénérable Prélat, et donnerait quelque petite chose pour l'autel ; ce qu'elle a accompli, par la grâce de ce bon Dieu, auquel il plut, par sa miséricorde infinie, accorder, après le susdit voeu, qu'elle commençat à recouvrer ses forces et revenir à soi, car auparavant elle était en perpétuelle rêverie et agitation d'esprit. ”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Duchesne Alphonse Duchesne,  Histoire de la chaussure, depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours… (1852)

“ Suriers n'est sans doute qu'une corruption de sutiers ( sutores ) , quoique la sura ait été une bottine chez les anciens. Savary, dans son Dictionnaire de Commerce, avance que les ouvriers qui mettent les cuirs en suif ou en graisse se nomment sueurs, qualification qui est commune aux cordonniers, aux corroyeurs et a quelques autres artisans qui préparent les peaux : ce qui ne peut être vrai quant à l'étymologie, car il est incontestable que sueur vient de sutor, dont la basse latinité avait fait sueor. ”
Source : Gallica

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