Résumé

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Contes de l’Ille-et-Vilaine

Existe-t-il au monde un singe plus méchant que lui ?
— Tu n’as pas compris, sotte que tu es, reprit le couvreur, sentant son rôti lui échapper, qu’il est venu reprendre sa poule à la broche ?
— Hélas ! s’il n’a pris que cela ? ajouta la femme d’un air consterné.
— Il me le payera ! murmura le couvreur en méditant une revanche.
Tous les deux s’en retournèrent, l’oreille basse ; et comme ils étaient obligés de passer sous la fenêtre du tailleur, celui-ci qui les guettait leur cria en les voyant :
« Trop parler nuit ! »
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Contes de l’Ille-et-Vilaine

Le père prit son enfant dans ses bras, le pressa sur son sein, et envoya immédiatement chercher saint Méen.
L’ermite, en présence de ce miracle, se jeta la face contre terre, pria Dieu avec ferveur, puis se releva la figure rayonnante, s’approcha du mort, replaça l’os du bras et oignit tout le corps d’un onguent qu’il avait sur lui. Bientôt les chairs se colorèrent, le sang parut circuler, les yeux s’ouvrirent, les membres s’agitèrent et l’enfant revint à la vie.
Ce miracle ne tarda pas à être connu de tout le peuple de Domnonée, et le nom de Judicaël fut dans toutes les bouches.
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Orain Adolphe Orain Contes de l’Ille-et-Vilaine

LE MEUNIER DU BOËL
I Il y avait autrefois, au moulin du Boël, un jeune et beau meunier, appelé Yaume [1] Ballard, qui vivait avec sa mère, dans une maison qu’ils avaient fait construire sur le bord de la Vilaine.
La bonne femme, qui se faisait vieille, et qui désirait voir sa famille augmenter, engageait sans cesse son fils à se marier. Elle fit tant et si bien qu’elle l’y décida, et lui trouva, elle-même, dans un village voisin, une fille sage, vertueuse, et qui semblait convenir en tous points à son gars.
Les accordailles eurent lieu, la noce suivit de près.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature