Résumé

Paul Duchon Contes populaires du Bourbonnais… (1938)

Avec lui plus de crainte ! Il suffit de dire un mot pour que les voleurs se rendent à merci ; il suffit qu'on dise : « Pilon, fais ton devoir ! »
A peine avait-il prononcé ces paroles, que voilà le pilon qui tape sur le meunier tant qu'il peut taper. Pan ! sur la tête ; pan ! sur le dos ; panpan ! rantanpan ! Et je te tape ! Roué de coups, le meunier crie comme un brûlé :
« — Au secours ! au secours ! femme ! au secours ! à l'assassin ! au secours ! on m'assassine !
« — Ah ! canaille ! voleur ! criait l'homme de son côté, c'est donc toi qui m'as pris ma bourrique et ma serviette ! »
Source : Gallica

Paul Duchon Contes populaires du Bourbonnais… (1938)

Aux cris poussés par son mari, la meunière accourt. A ce moment, le meunier criait : « Oui ! oui ! c'est moi qui ai volé la bourrique, mais c'est ma femme qui a volé la serviette. Pilon, revire sur ma femme ! revire sur ma femme ! »
Voilà le pilon qui revire sur la meunière et puis qui revire sur le meunier et qui tape tantôt sur l'un tantôt sur l'autre. Le meunier tourne dans le moulin, comme un écureuil dans sa cage ; la meunière affolée se cache sous la table, grimpe sur l'armoire ; mais le pilon passait
partout et tapait toujours tant qu'il pouvait.
Source : Gallica

Paul Duchon Contes populaires du Bourbonnais… (1938)

Le chat, couché dans la cendre du foyer, sauta sur le loup et lui laboura la figure avec ses griffes ; un peu plus loin le cochon, avec ses grosses mâchoires, lui mordit une cuisse ; comme il passait près de la table, le mouton lui asséna dans le ventre un formidable coup de tête ; près de la porte, le bouc lui piqua ses deux cornes dans le train de derrière ; quand il passa dans la cour, l'oie le frappa de toutes ses forces, avec ses deux ailes, le poursuivant sans lui donner le temps de se reconnaître et poussant des cris déchirants. Ah ! le loup se sauva plus vite qu'il n'était venu !
Source : Gallica

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