Résumé

Recueil de contes populaires slaves

À ces paroles, la lumière s’éteignit, la fenêtre s’ouvrit tout à coup. Omer ne se sentait pas de joie, mais Meïra lui dit :
— Je crois que tu es devenu fou, Omer. Je m’étonne de tes fantaisies. Que cherches-tu sous mes fenêtres ? Tout cela est bien inutile, sais-tu ?
La joie d’Omer s’évanouit, et le voilà plus désolé qu’auparavant.
Meïra, le voyant tout troublé, reprit :
— Mon ami, tu voudrais peut-être te marier avec moi ? Est-ce vrai, Omer ?
— Oui, répondit-il.
— Prends-y garde, reprit-elle ; cela ne se peut. Tu n’as pas un morceau de pain à la maison, et tu rêves mariage !
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Recueil de contes populaires slaves

Le vieillard s’en va au bord de la mer :
Poisson d’or, viens à moi, la queue dans la mer, la tête tournée vers moi.
Le poisson d’or arrive.
— Bonhomme, que veux-tu ?
— C’est ma femme qui m’envoie ; elle demande un nouveau baquet.
— Fort bien : vous l’avez.
Le vieillard retourne chez lui ; il n’était pas encore arrivé à la porte, sa femme lui crie :
— Va-t-en, vieillard, trouver le poisson d’or, et prie-le de nous bâtir une nouvelle cabane ; tu vois bien que la nôtre tombe en ruine.
Le vieillard s’en retourne au bord de la mer :
— Poisson d’or ! poisson d’or ! viens à moi !
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Recueil de contes populaires slaves

Il pria sa femme de lui donner un morceau de pain ; elle le lui donna, mais le chien ne voulut même pas le regarder ; il versait des larmes abondantes. À la vue du pain, le coq accourut et se mit à le becqueter.
— Ne dirait-on pas, s’écria le chien, que tu crèves de faim. Et voilà notre maître qui va mourir !
Le coq répliqua : Puisque c’est un imbécile, qu’il meure ! À qui la faute : j’ai cent femmes ; quand je trouve un grain de mil, je les appelle toutes et j’avale le grain. S’il y en a une qui se fâche, je la rosse de bonne sorte jusqu’à ce qu’elle ait baissé la queue.
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