Henry Carnoy,
Les légendes de France
(1885)
“ Les clairons sonnent la marche ; les Français tournent bride vers l'Espagne; ils vont, ils courent, ils volent comme l'ouragan. « Roland! Roland! courage! Nous voici! » Tels sont les cris qui maintenant s'élèvent de l'armée de Charles. Hélas! il est trop tard! A Roncevaux, ils ne sont plus que trente. « Frère Olivier, dit Roland, je mourrai avec vous.» Et Durandal tournoie toujours; à chaque coup, elle abat dix païens. « Frappez, Français! Que la douce France n'ait pas à rougir de nous! dit le paladin. Quand Charles viendra et qu'il verra comment nous sommes morts, il nous bénira. » ”
