Adolphe Orain,
Contes du Pays Gallo
“ « Comprend-on, s’écriait la fée, qu’Yvonne s’est enfuie, qu’elle nous a lâchement abandonnés après tout ce que nous avons fait pour elle ! Nous l’avons élevée comme notre fille ou plutôt comme une princesse, car rien ne lui a manqué. Oh ! rencontrer autant d’ingratitude chez une créature aussi jeune, c’est à désespérer du monde entier. Petite vipère ! ajoutait-elle, si je te repince, je te ferai cuire toute vivante ! » — Et moi, je te croquerai ! ajouta l’ogre, en se léchant les moustaches. — Toi, tu n’es qu’un sot ! reprit la fée. Comment ! te voilà encore là ! ”
