Résumé

Oscar Dejean Traité théorique et pratique des expertises en matières civiles… (1881)

A la vérité, — disent ces auteurs, — les arbitres ont cela de commun avec les experts, que les uns et les autres n'émettent qu'une simple opinion. Mais l'opinion des arbitres repose ou sur des raisonnements dont il est possible aux juges d'apprécier la force, ou sur des pièces qui sont sous les yeux du tribunal. Celle des experts, au contraire, est fondée sur des faits qu'ils attestent et que les juges ne sont pas à portée de vérifier, circonstance qui, jusqu'à un certain point, donne au rapport le caractère d'un témoignage dont la fidélité doit être garantie par la religion du serment.
Source : Gallica

Oscar Dejean Traité théorique et pratique des expertises en matières civiles… (1881)

Nous ne partageons pas cette opinion, qui exagère, à notre avis, le droit des parties de choisir elles-mêmes les experts. Dès là qu'elles sont en désaccord pour opérer le remplacement, le juge est souverain pour désigner le nouvel expert ; il peut nommer la personne qui lui convient, et rien ne s'oppose dans la loi à ce qu'il désigne tel à défaut de tel autre qui serait dans l'impossibilité de remplir la mission.
Source : Gallica

Oscar Dejean Traité théorique et pratique des expertises en matières civiles… (1881)

Dans tous les cas, une partie est non recevable à exciper de ce qu'une enquête aurait été arbitrairement substituée à l'expertise, quand, d'une part, elle a produit et fait entendre elle-même des témoins devant les experts, et quand, d'autre part, elle a couvert par son silence l'irrégularité dont elle se plaint, en n'élevant aucune protestation sur ce point devant le tribunal de première instance.
Source : Gallica

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