Résumé

Adolphe Chauveau Supplément alphabétique et analytique aux "Lois de la procédure civile et commerciale" de C.-L.-J. Carré et Chauveau Adolphe… (1880-1883)

Il ne s'agit point ici d'une de ces nullités d'exploits ou actes de procédure auxquelles l'art. 1030, Cod. proc. civ., restreint lui-même la règle qu'il consacre; il s'agit d'une nullité de jugement. La chose a bien autrement d'importance. Plus la loi attache de prix au jugement et lui communique de force et de puissance, plus elle est sévère, à son égard, sur les conditions de validité; indulgente pour les fautes des parties, elle croit faire honneur au juge en ne lui passant rien. En ce qui le regarde, tout est essentiel ; chaque prescription porte en elle-même sa sanction.
Source : Gallica

Adolphe Chauveau Supplément alphabétique et analytique aux "Lois de la procédure civile et commerciale" de C.-L.-J. Carré et Chauveau Adolphe… (1880-1883)

Si les parties ont intérêt à choisir elles-mêmes leurs experts, cet intérêt n'est-il pas le même dans tous les cas? Les experts ne jugent plus le procès; ils donnent leur avis au juge, qui, dans les cas ordinaires, n'est pas tenu de s'y conformer : mais cet avis est toujours d'une grande importance; choisir qui doit le donner, c'est pour les plaideurs une partie de leur défense. Aujourd'hui, il est vrai, il faut qu'ils s'accordent sur le choix de tous les experts : la loi ne se contente plus d'une désignation individuelle, elle exige une nomination collective, un choix commun
Source : Gallica

Adolphe Chauveau Supplément alphabétique et analytique aux "Lois de la procédure civile et commerciale" de C.-L.-J. Carré et Chauveau Adolphe… (1880-1883)

Le libre exercice d'un droit ne peut aller jusqu'à l'abus; et s'il est vrai que le créancier qui ne se présente pas devant le juge-commissaire, ou qui ne s'y présente que pour s'opposer au règlement amiable, n'est pas obligé de faire connaître les raisons qui déterminent sa résistance, il ne s'ensuit point que, quand il est démontré que la fraude seule a inspiré sa conduite, il doive encore être déclaré irresponsable et dispensé de réparer le préjudice qu'il a volontairement et méchamment causé aux autres créanciers.
Source : Gallica

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