Condamnation par défaut

Définition et enjeux

Alfred Dubois Du défaut devant les tribunaux civils de première instance (1903)

Voici ses arguments : des qualités et des motifs, il résulte que le défendeur n'a pas comparu, donc la condamnation doit être par défaut ; peu importe que le dispositif renferme ou ne renferme pas ces expressions « donne défaut » puisque le défaut est évident ; il résulte des termes et de l'ensemble du jugement et on ne l'établit pas par induction. Le dispositif est, il est vrai, la partie essentielle du jugement, la seule que l'on puisse considérer quand il s'agit d'une condamnation, mais non quand il s'agit d'une simple énonciation de forme.
Source : Gallica

Alfred Dubois Du défaut devant les tribunaux civils de première instance (1903)

Lorsqu'une partie fait défaut, on présume alors que le défaillant ignore l'appel en justice, et de nouvelles citations sont nécessaires pour rendre la mauvaise foi de l'absent _plus évidente. Ce n'est qu'après certains délais que la partie présente peut obtenir une condamnation contre son adversaire, et encore faut-il qu'elle parvienne à prouver son bon droit et la justesse de sa cause.
Source : Gallica

Paul Stril Des réformes apportées à la procédure du défaut en matière correctionnelle par le décret-loi du 8 août 1935… (1936)

Il faut qu'il l'acquière, et pour cela qu'il soit porté à la connaissance du défaillant.
La condamnation intervenue par défaut doit, aux termes de l'article 187 du C. I. C., être signifiée au prévenu ou à son domicile; c'est la signification seule qui permet à la décision du Tribunal de changer, à l'aide du temps, le caractère d'acte de poursuite contre celui de jugement; cette notification qui a pour objet de mettre la partie défaillante en demeure de se défendre est la condition essentielle de l'exécution du jugement : s'il n'est pas notifié il est considéré comme non avenu.
Source : Gallica

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