Défaillance juridique

Définition et enjeux

Paul-Albert Robert Au seuil des études juridiques… (1936)

Ces ombres ne peuvent laisser indifférents les théoriciens soucieux par état de porter un système juridique à son maximum d'éclat et de rayonnement. Elles ne sauraient non plus être négligées par les politiques responsables du bon ordre de la cité. Un régime de droit aux insuffisances trop accusées et aux défaillances trop fréquentes perd de son crédit. Impuissant par le fait de ces imperfections, à contenir les violences individuelles, physiques ou morales, il devient un prétexte a leur libre déchaînement. Chacun se croit désormais autorisé à se faire justice lui-même.
Source : Gallica

Onésime Masselin Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

Toute action tendant à faire prononcer une nullité ou une responsabilité en matière de société ne devrait pas dépasser cinq ans, à compter du jour même de la création de la société : si pendant ce délai, les inconvénients de l'irrégularité ne se sont pas fait sentir, c'est qu'ils sont nuls ; les pertes qui arrivent ne proviennent plus de l'irrégularité de l'acte, mais de l'industrie sociale ; et la loi, en permettant de réveiller après un long temps des nullités, inaperçues parce qu'elles n'ont pas nui, favorise des procès injustes; elle pousse au chantage.
Source : Gallica

Onésime Masselin Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

En cas de fautes lourdes pour nullité d'actes ou de délibérations faits ou prises irrégulièrement, défaut de publications légales, mauvais placement de fonds, opérations ruineuses contractées, spéculation sur les titres de la Société, fusion nulle, etc., etc., les dommages-intérêts alloués doivent représenter le préjudice, réel et direct, causé par la faute commise à l'égard de la Société. Les tribunaux ont un pouvoir souverain d'appréciation pour déterminer l'évaluation du préjudice causé.
Source : Gallica

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