Jean-Baptiste Romiguière

Élements biographiques

Jean-Baptiste Romiguière,  Commentaire de la loi sur les sociétés en commandite par actions et de la loi sur l'arbitrage forcé… (1856)

“ L'absence de règles sur la constitution des sociétés est encore une source d'abus. Le fondateur d'une société émet ses actions, et appelle le public. Les actionnaires viennent, mais en petit nombre ; l'affaire n'en est pas moins constituée, soit dans l'intérêt seul du gérant, soit qu'on se berce d'espérance et d'illusions. L'entreprise prend ainsi aux yeux du public une apparence trompeuse de vitalité ; on marche, on attend vainement les capitaux qui ne viennent pas; et l'on
va, de déceptions en déceptions, jusqu'à la ruine et à la faillite.
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Romiguière,  Commentaire de la loi sur les sociétés à responsabilité limitée promulguée le 23 mai 1863… (1863)

“ Le fonds de réserve établit une sage et prévoyante compensation entre les résultats de la bonne et de la mauvaise fortune; il emprunte au présent au profit de l'avenir; il est un motif de confiance pour les tiers, une ressource et un élément de crédit pour la société.
La dissolution, obligée, quand les trois quarts du capital social sont perdus, empêchera les gens honnêtes de s'aveugler sur leur situation et de courir à une ruine complète; elle empêchera surtout de tromper le public par une apparence de vie, lorsque, dans la réalité, la société ne peut plus exister.
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Romiguière,  Commentaire de la loi sur les sociétés en commandite par actions et de la loi sur l'arbitrage forcé… (1856)

“ Ainsi, toute société grevée d'un apport social notablement exagéré est évidemment une déception pour les associés. Toute société dont le capital n'est pas réellement souscrit, qui n'a que des joueurs au lieu d'actionnaires, n'est que l'ombre d'une société, un instrument d'agiotage, une cause de ruine pour le public. Toute société où le contrôle des intéressés ne s'exerce pas avec sincérité et liberté, où l'on trompe sur l'état vrai de l'entreprise, n'est pas une société honnête. ”
Source : Gallica

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