Résumé

Julien-Paul Grandcollot La responsabilité de l'État en matière judiciaire (1935)

Telle est, brossée à grands traits, la responsabilité de l'Etat basée sur l'idée de faute du service public, mais nous savons que des dommages peuvent être causés aux particuliers par le fait de l'Administration, sans faute de sa part ; le dommage n'en existe pas moins et sans réparation l'égalité des individus devant les charges publiques se trouverait rompue aux dépens de la victime. Pour sauvegarder ce principe d'égalité des individus devant les charges publiques, qui domine maintenant notre droit public, il est fait appel à la théorie du risque, généralement risque social.
Source : Gallica

Julien-Paul Grandcollot La responsabilité de l'État en matière judiciaire (1935)

Mais alors que la revision peut avoir pour conséquence d'engager la responsabilité de l'Etat, quel que soit le résultat de la requête civile, l'Etat est irresponsable de l'erreur qui a pu se produire. Il n'y a là aucun illogisme. En effet, la gravité des intérêts en jeu n'est pas la même dans les deux cas. Au civil, en principe, le litige ne roule que sur des questions pécuniaires, exception faite des questions d'Etat. Au criminel, au contraire, ce sont les intérêts primordiaux de l'individu qui sont en jeu : sa vie, son honneur, sa liberté.
Source : Gallica

Julien-Paul Grandcollot La responsabilité de l'État en matière judiciaire (1935)

Remarquons, tout d'abord, que l'Etat étant une personne morale ne peut agir que par l'intermédiaire de ses fonctionnaires et non par lui-même ; donc lorsqu'un service public provoque un dommage à un particulier par suite de la faute de l'Administration, cette faute se ramène à la faute d'une personne physique, d'un fonctionnaire. L'Etat doit-il être rendu responsable de toutes les fautes de ses fonctionnaires ?
Source : Gallica

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