Résumé

Raymond Monier Le contentieux administratif au Maroc… (1935)

Dans le cas particulier où l'on prétend rechercher la faute de l'administration dans une décision administrative, la jurisprudence est plus restrictive. Pour qu'une décision administrative puisse être relevée comme une faute à la charge de l'administration, il est nécessaire d'abord qu'elle soit entachée d'illégalité, une décision administrative même inopportune, même mal fondée en fait ne peut engager la responsabilité de la puissance publique.
Source : Gallica

Raymond Monier Le contentieux administratif au Maroc… (1935)

L'administration pourrait faire tous les actes qu'il lui plairait même d'une illégalité flagrante, violer les droits les mieux établis, l'autorité judiciaire chargée pourtant de dire le droit, c'est-à-dire de faire respecter les principes de justice sans quoi nulle société ne peut subsister, n'aurait plus qu'à s'incliner et à prêter à l'administration l'appui de sa sanction soi-disant juridique.
Source : Gallica

Raymond Monier Le contentieux administratif au Maroc… (1935)

Les pays anglo-saxons ne possèdent pas une administration aussi puissante, il n'y a pas d'intermédiaire entre le citoyen et la loi définie par le juge ; le citoyen et le fonctionnaire sont devant le juge sur un pied d'égalité.
Les divers systèmes de contrôle juridictionnel de l'Administration découlent des principes exposés. Les pays anglo-saxons qui n'ont pas une conception puissante et qui restent attachés à la suprématie du pouvoir judiciaire reconnaissent à celui-ci une compétence générale à l'effet d'imposer la règle de droit aux fonctionnaires et aux citoyens.
Source : Gallica

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