Résumé

Raymond Anty Étude de la jurisprudence du Conseil d'État… (1936)

Ainsi donc le pouvoir discrétionnaire de l'administration tient encore une large place. Ce n'est que dans
des cas exceptionnels que le contrôle fonctionne. Il résulte en effet de cette décision que, nonobstant la réhabilitation d'un individu, le chef de service peut s'opposer à admettre un candidat à un concours. L'autorité de la chose jugée ne s'impose pas; il jouit d'une autonomie complète.
Enfin, une dernière limite existe : le Conseil d'Etat ne soulève jamais d'office ce genre d'irrégularité, à moins qu'il ne s'agisse d'incompétence.
Source : Gallica

Raymond Anty Étude de la jurisprudence du Conseil d'État… (1936)

Mais le besoin d'une administration puissante et active se fait surtout sentir dans un régime démocratique.
L'économie d'une nation exige, en effet, un pouvoir stable. Or, quelque soit son mode d'élection, le Parlement, qui a pour rôle de diriger la vie de la nation, ne peut être une assemblée d'hommes connaissant tout, s'élevant au-dessus de toutes les contingences, oubliant tout intérêt, pour régler, jour par jour la vie de la nation.
Source : Gallica

Raymond Anty Étude de la jurisprudence du Conseil d'État… (1936)

Il en est de même en matière de concours, et l'erreur de jury ne peut être sanctionnée que si elle a eu une influence déterminante dans la confection de la liste des admis. C'est l'application du principe suivant lequel tous les concurrents doivent être sur un pied d'égalité et bénéficier de
toutes les dispositions légales et réglementaires, prises du reste dans l'intérêt du bon fonctionnement du service public. Là, s'arrête le contrôle du juge, il n'a pas à sanctionner une irrégularité qui s'est révélée sans effet sur l'appréciation définitive des résultats.
Source : Gallica

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