Résumé

Henri Perret La liquidation des "sociétés russes"… (1937)

L'unité, dans le temps, du patrimoine des deux sociétés n'est d'ailleurs que la conséquence de l'existence de la société, à titre de société de fait. La société de fait, en effet, a une personnalité juridique ; mais elle est limitée à l'intérêt des tiers. Les tiers ont donc toujours le droit de considérer la société comme une société régulière, continuant à exister au même titre qu'avant 1917. Par une sorte de fiction, c'est toujours vis-à-vis des tiers, l'ancienne société qui continue à fonctionner. Le patrimoine de cette société reste donc leur gage.
Source : Gallica

Henri Perret La liquidation des "sociétés russes"… (1937)

En effet, comme le dit M. Ripert 1, « le principe posé c'est que le droit de liquidation appartient aux associés; c'est leur affaire à eux, tant qu'un créancier ne demande pas la mise en faillite de la société de fait... On ne voit pas comment et en vertu de quels principes, on pourrait décider que des gens qui représentent la masse des associés, normalement, en vertu d'un pouvoir régulier ou en vertu du consentement tacite et maintenu des associés, n'auraient pas le droit de liquidation »..
C'est le principe auquel conduit la notion de société de fait.
Source : Gallica

Henri Perret La liquidation des "sociétés russes"… (1937)

L'objet de cette étude, c'est la liquidation entendue comme mesure générale de paiement du passif et de répartition de l'actif, la liquidation qui met un terme définitif à l'existence de la société. Mais il ne faut pas non plus exagérer cette idée de liquidation globale ; la liquidation totale des avoirs de chaque société dans tous les pays à la fois est impossible. Il n'y en aura pas moins liquidation si même elle ne porte que sur les biens situés en France, pourvu qu'il s'agisse d'une mesure générale et définitivel.
Source : Gallica

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