Résumé

Edmond Roth-Legentil Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1882)

Il est nécessaire, en effet, pour que une société existe, que ses contractants se fassent des apports réciproques, les mettent en commun ; il faut, en outre, mais personne ne le nie, pour qu'il y ait société, l'affectio societatis, l'idée de collaboration active, la volonté de faire de cette communauté préalable un instrument de gain, la poursuite d'un bénéfice à partager entre tous. Or l'on peut remarquer que ces deux éléments du contrat de société n'ont pas
entre eux une connexion si intime que le contrat de communauté ne puisse parfaitement exister là où il n'y a pas société.
Source : Gallica

Edmond Roth-Legentil Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1882)

Le liquidateur est nommé pour liquider la société, pour réaliser le solde de toutes ses opérations. Ses pouvoirs sont ceux d'un mandataire pour l'accomplissement de son mandat. Mais notons bien qu'il n'est pas le mandataire des associés ; il est le mandataire de la société, de l'être moral qui subsiste toujours et contre lequel les associés n'ont encore qu'un pur droit mobilier, une créance au moins indéterminée. C'est là un principe dont nous tirerons d'importantes conséquences.
Source : Gallica

Edmond Roth-Legentil Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1882)

On peut se demander quant à elles, si le liquidateur a mission de les transformer en argent ; si les statuts s'en expliquent, il faut les suivre, et de même pour la décision rendue par la majorité des associés. — Mais au cas où le liquidateur n'a reçu aucune instruction, notre opinion est qu'il doit tout réduire en argent. L'argent, représentation de toute valeur économique, est évidemment la forme sous laquelle tout membre d'une société commerciale envisage le bénéfice qu'il poursuit ; la forme qui donne au bénéfice sa valeur adéquate, et qui lui donne la plus grande utilité possible.
Source : Gallica

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