Résumé

Paul Vandernotte De l'organisation des sociétés civiles dans leurs rapports avec les tiers… (1898)

« Les associés sont tenus envers le créancier avec lequel ils ont contracté, chacun pour une somme et une part égales, encore que la part de l'un d'eux fût moindre, si l'acte n'a pas spécialement restreint l'obligation de celui-ci sur le pied de cette dernière part. » Le Code fait à la société l'application des principes du droit commun. Quand plusieurs personnes s'engagent ensemble, l'obligation se divise entre elles. Le législateur, en décidant ainsi, interprète la volonté des parties et pense que si elles veulent modifier l'étendue de leur engagement, elles le diront expressément.
Source : Gallica

Paul Vandernotte De l'organisation des sociétés civiles dans leurs rapports avec les tiers… (1898)

En l'état actuel que reste-t-il à souhaiter du législateur? Une réforme et non des moindres. Il serait désirable qu'on abandonnât des idées de fiction comme celles de la personnalité des sociétés qui chargent notre droit d'abstractions inutiles.
Pourquoi ne pas admettre l'évidence des faits ?
Une société n'est pas un être fictif, elle est un être véritable, une entité vivante. Que l'on dise que la société est un être comparable à l'homme composé de cellules, d'organes, avec une volonté propre, c'est peut-être faux.
Source : Gallica

Paul Vandernotte De l'organisation des sociétés civiles dans leurs rapports avec les tiers… (1898)

Il faut bien qu'une société soit soumise à un système de preuves, qu'elle relève d'une juridiction et que, si elle devient insolvable, elle soit expropriée de ses biens. Sur tous ces points, la loi substitue au régime civil le régime commercial quand la société civile a emprunté la forme d'une société de commerce. Qu'y a-t-il là d'étrange et en quoi la liberté des conventions estelle atteinte ? Des associés auraient le droit de se plaindre et on comprendrait leurs réclamations si la loi avait un effet rétroactif, si on la déclarait applicable aux sociétés créées avant sa promulgation.
Source : Gallica

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