Résumé

Portrait de Raymond Saleilles Raymond Saleilles Étude sur la théorie générale de l'obligation d'après le premier projet de Code civil pour l'Empire allemand… (1914)

Le moyen de contrainte consiste dans la crainte d'avoir à fournir la peine, si l'exécution n'est pas fournie. Il est vrai qu'en pareil cas le créancier a toujours à son service la menace des dommages-intérêts ; mais encore faut-il, avant de les obtenir, poursuivre le fait principal. Ce n'est qu'à la dernière extrémité, et s'il y a impossibilité d'avoir la chose, que l'obligation se transforme en dette d'indemnité (art. 243, suprà, n° 25) . Or, la clause pénale constitue, au contraire, une sorte d'alternative, portant sur la peine et sur l'objet de la dette, de sorte que le créancier!
Source : Gallica

Portrait de Raymond Saleilles Raymond Saleilles Étude sur la théorie générale de l'obligation d'après le premier projet de Code civil pour l'Empire allemand… (1914)

En France, le Code civil venait de proclamer que l'aliénation d'un droit résultait de la simple convention (C. civ., art. 1138) ; il allait de soi qu'on devait appliquer le principe à la cession de créance et considérer le cessionnaire comme déjà investi de la créance par le fait seul de l'acte qui sert de titre à la cession ellemême, vente, legs, donation (2) . Restait à concilier cette idée avec l'obligation absolue de respecter les droits du débiteur cédé ; pour lui, tant que la cession lui reste étrangère, le cédant reste le seul créancier.
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Portrait de Raymond Saleilles Raymond Saleilles Étude sur la théorie générale de l'obligation d'après le premier projet de Code civil pour l'Empire allemand… (1914)

Nous avons déjà eu l'occasion de dire qu'un pareil contrat, en tant qu'il porte sur la chose d'autrui, était valable, et que, si le droit français en décide autrement en matière de vente (article 1599) , c'est qu'il confond dans le même acte la convention obligatoire et l'aliénation. Même l'aliénation de la chose d'autrui ne sera pas nulle, dans la théorie du projet, bien que dépourvue d'effet tant que le propriétaire ne l'aura pas encore approuvée (1) . À plus forte raison, devait-on déclarer valable la convention par laquelle on s'engage à faire acquérir la chose d'autrui (2) .
Source : Gallica

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