Résumé

Henry Loubers Des dommages et intérêts résultant de l'inexécution des obligations conventionnelles… (1864)

Il est impossible, du reste, d'établirune distinction marquée entre l'une et l'autre; elles s'enchaînent et se confondent. Prenons toujours, comme exemple, le contrat de bonne foi par excellence, la vente qui nous a servi, qui doit encore nous servir de type dans nos développements. Les dommages et intérêts, nous l'avons démontré dans notre premier chapitre, peuvent naître d'un fait qui précède, qui accompagne ou qui suit l'exécution du contrat. C'est ainsi que nous avons distingué entre le dol, la faute, la demeure d'une part, l'éviction de l'autre.
Source : Gallica

Henry Loubers Des dommages et intérêts résultant de l'inexécution des obligations conventionnelles… (1864)

C'est une erreur très-constante et très-répandue dans le monde, que de considérer le débiteur, en demeure par la seule échéance du terme. Celle-ci n'a qu'un effet : c'est de constituer pour le créancier le droit d'agir ; rien de plus. Il ne suffit donc pas du terme, il faut encore une convention expresse des parties ; le principe reste le même, soit que les contractants aient ou n'aient pas déterminé par avance, le montant des dommages et intérêts. Même dans le cas de clause pénale, la mise en demeure est indispensable.
Source : Gallica

Henry Loubers Des dommages et intérêts résultant de l'inexécution des obligations conventionnelles… (1864)

Il faut se garder de confondre les causes de dommages et intérêts avec la cause de l'inexécution du contrat. Celle-ci peut, en effet, provenir d'un cas fortuit ou force majeure, d'un dol ou d'une faute imputables au débiteur. En ce qui concerne les cas fortuits, c'est un principe d'équité naturelle que le débiteur n'en est pas tenu, à moins de les avoir pris à sa charge par une convention expresse.
Source : Gallica

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