Résumé

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert De la garantie contre l'éviction en matière de vente… (1874)

Une vente a été faite qui réunit toutes les conditions de validité prescrites par la loi civile, qui porte sur des denrées et
marchandises, et qui a été inspirée par une pensée de spéculation ; mais la profession du vendeur ou de l'acheteur est telle, qu'elle répugne à l'idée de commerce. C'est, par exemple, un sculpteur qui a acheté un bloc de marbre, duquel il fera sortir l'image rêvée par son génie; c'est un peintre qui a acquis la toile sur laquelle il essayera de fixer le type idéal de beauté entrevu par son imagination. — L'achat serat-il commercial ?
Source : Gallica

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert De la garantie contre l'éviction en matière de vente… (1874)

L'obligation de défendre l'acheteur est de sa nature indivisible, puisqu'on ne saurait comprendre qu'elle pût être exécutée partiellement, c'est-à-dire qu'on pût faire valoir pour partie les moyens destinés à emp'êcher l'éviction.
Or, tel est l'effet nécessaire de l'obligation indivisible, que le créancier a le droit de poursuivre pour le tout l'un des héritiers du débiteur à son choix. N'est-ce pas dès lors en violation des principes, qu'on impose à l'acheteur la nécessité de dénoncer la revendication formée contre lui à tous les héritiers de son vendeur ?
Source : Gallica

Portrait de Émile Ripert Émile Ripert De la garantie contre l'éviction en matière de vente… (1874)

Si dans la vente romaine le vendeur n'est pas obligé d'une manière absolue à transférer la propriété de la chose, il doit du moins procurer et maintenir à l'acheteur la libre et paisible possession de cette chose ; de là il suit que l'obligation de garantie est, comme l'obligation de livrer, inhérente à toute espèce de vente et qu'elle constitue un des éléments naturels de ce contrat.
Source : Gallica

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