Cession de créance

Définition et enjeux

Eugène Bomboy De la Cession des créances en droit romain et en droit français… (1877)

Nous avons dit que la cession, valablement faite, donne au cessionnaire la créance telle qu'elle existe dans le patrimoine du cédant. C'est ce que nous laisse entendre l'art. 1692 : « La vente ou cession d'une créance comprend les accessoires de la créance, tels que caution, privilège et hypothèque. » Mais ce principe souffre des exceptions; tantôt le cessionnaire est dans une position meilleure que le cédant, tantôt il est dans une position plus mauvaise.
Source : Gallica

Rochard Mémoire présenté à la commission du budget… (1874)

Alors seulement ces cessions pourront produire leur effet, envers la compagnie et envers les tiers.
Si la cession est faite moyennant un prix revenant au cédant, le droit de cession de créance sera dû, ci 1 p. 100.
Si la cession est faite à titre gratuit, il y aura lieu de distinguer si le bénéfice devant provenir de la police est subordonné à la mort du cédant, ou à celle d'un tiers, ou bien s'il est subordonné à un événement d'une autre nature.
Source : Gallica

Marcelle Kanner Le Droit simple et complet , par M. Kanner… (1938)

La transmission d'une obligation peut se faire entre vifs, ou à cause de mort. Nous verrons plus loin (p. 221) , la transmission après décès. Entre vifs, la cession de créance est l'acte juridique par lequel un créancier, le cédant transfère à un autre, le cessionnaire la créance qu'il avait contre un tiers, le débiteur cédé.
Entre les parties, le transport est fait par la remise du titre de créance ; à l'égard des tiers la cession ne devient opposable que moyennant des formalités de publicité (signification par huissier faite au débiteur cédé) .
Source : Gallica

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