Eugène Bomboy, De la Cession des créances en droit romain et en droit français… (1877)
“ Une créance étant un droit personnel du créancier, un droit inhérent à la personne, elle ne peut pas, à ne considérer que la subtilité du droit, se transporter à une autre personne, ni par conséquent se vendre; elle peut bien passer à l'héritier, parce que l'héritier est le successeur de la personne et de tous les droits personnels du défunt. Mais, selon la subtilité du droit, elle ne peut passer à un tiers, car le débiteur s'étant obligé envers une certaine personne, ne peut point, pour le transport de la créance qui n'est point de son fait, devenir obligé envers un autre. ”
