Résumé

Louis Duley De la détermination des droits et actions que le créancier est susceptible d'exercer par voie… (1935)

« Les droits et actions, dont parle l'article 1166, ne doivent pas s'entendre des simples facultés. L'existence d'une faculté n'implique, en effet, l'exercice d'aucun droit, ou mieux elle implique plus que l'existence d'un droit. A tout droit correspond une obligation imposée à une autre personne. Or, une faculté existe et s'exerce sans qu'elle constitue l'exécution d'une obligation imposée à un tiers. »
Le créancier, dont le débiteur se refuse à payer, possède une action pour obtenir le paiement de sa dette.
Je suis, au contraire, propriétaire d'un immeuble.
Source : Gallica

Louis Duley De la détermination des droits et actions que le créancier est susceptible d'exercer par voie… (1935)

Convient-il, à l'exemple de ces législations, d'accorder aux créanciers les mêmes garanties que celles dont jouissent les créanciers d'un commerçant ?
Le dépérissement du gage commun des créanciers ne serait plus à craindre. Il y serait remédié de façon beaucoup plus efficace que sous le régime des poursuites individuelles.
Confier à un créancier le soin d'agir, non pas dans son intérêt personnel, mais dans l'intérêt de tous, c'est méconnaître l'esprit essentiellement individualiste de l'homme. Pas d'intérêt, pas d'action : cela est vrai pour le créancier comme pour le débiteur !
Source : Gallica

Louis Duley De la détermination des droits et actions que le créancier est susceptible d'exercer par voie… (1935)

Il consentira à ne pas opposer la prescription, non parce qu'il sait qu'il est tenu en conscience, mais parce que, de complicité avec le créancier, il obtiendra un avantage immédiat.
Au reste, quand les créanciers se prévaudront des dispositions de l'article 1166, la conscience même du débiteur ne peut lui reprocher aucune indélicatesse. Ce n'est pas lui qui agit, mais ce sont ses créanciers qui intentent l'action. Rien ne lui interdit, s'il ne s'estime pas libéré de sa dette, de s'engager en lui-même à la payer s'il revient à de meilleures affaires.
Source : Gallica

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