Résumé

Jacques-Alphonse Glangeaud Faculté de droit de Paris. De la Révocation des actes faits par le débiteur en fraude des droits de ses créanciers… (1874)

Il est, en effet, évident que du moment où des biens sont sortis du patrimoine du débiteur, en vertu d'un acte non sujet à révocation contre celui qui les a acquis, le droit dégagé des créanciers se trouve définitivement éteint, et qu'il ne saurait revivre après coup, par l'effet d'un second acte, qui ne réagit nullement sur la validité du premier. Si cependant la fraude avait été, dès le principe, concertée entre le débiteur et le sous-acquéreur, et que la première aliénation n'eût été qu'un moyen de mieux la couvrir, l'action Paulienne pourrait être utilement intentée contre ce dernier.
Source : Gallica

Jacques-Alphonse Glangeaud Faculté de droit de Paris. De la Révocation des actes faits par le débiteur en fraude des droits de ses créanciers… (1874)

En
effet, est-il bien vrai que l'héritier du droit romain n'aliène pas quand il répudie une hérédité? L'héritier externe qui refuse de faire adition, soit; mais l'héritier sien et nécessaire, qui recourt au bénéfice d'abstention, n'aliène-t-il pas? N'est-il pas saisi comme l'héritier français? Évidemment si, et cependant il n'est pas soumis à l'action Paulienne. Et surtout le légataire du droit français, qui n'a pas la saisine, ne fait pas autre chose que de refuser d'acquérir, et cependant on a contre lui l'action Paulienne que refusait le droit romain.
Source : Gallica

Jacques-Alphonse Glangeaud Faculté de droit de Paris. De la Révocation des actes faits par le débiteur en fraude des droits de ses créanciers… (1874)

L'action Paulienne n'est pas une action en nullité, l'acte attaqué reste toujours debout; le débiteur avait droit de le faire; seulement le législateur ne veut pas laisser les créanciers sans ressources en présence de la fraude de leur débiteur, et il leur accorde une action personnelle, née de celle fraude, qui a pour but de paralyser à leur égard les effets de l'acte incriminé. Mais l'acte
en lui-même est et reste valable à l'égard de toutes autres personnes.
Source : Gallica

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