Jacques-Alphonse Glangeaud, Faculté de droit de Paris. De la Révocation des actes faits par le débiteur en fraude des droits de ses créanciers… (1874)
“ Il est, en effet, évident que du moment où des biens sont sortis du patrimoine du débiteur, en vertu d'un acte non sujet à révocation contre celui qui les a acquis, le droit dégagé des créanciers se trouve définitivement éteint, et qu'il ne saurait revivre après coup, par l'effet d'un second acte, qui ne réagit nullement sur la validité du premier. Si cependant la fraude avait été, dès le principe, concertée entre le débiteur et le sous-acquéreur, et que la première aliénation n'eût été qu'un moyen de mieux la couvrir, l'action Paulienne pourrait être utilement intentée contre ce dernier. ”
