Résumé

Henry Lordereau Vente et nantissement de fonds de commerce (1900)

« Il importe peu, dit-il, que les marchandises fassent partie d'une universalité juridique qui, dans son ensemble donne lieu à un usufruit véritable, si elles-mêmes (les marchandises) elles sont sujettes, par leur nature, à un quasi-usufruit. » M. Wahl admet donc que, même si le fonds de commerce est considéré comme une universalité juridique, il ne faut pas en conclure qu'il est, dans son ensemble, sujet à un usufruit proprement dit. Une succession est une universalité juridique et cependant les denrées et les deniers qu'elle comprend donnent lieu à un quasi-usufruit.
Source : Gallica

Henry Lordereau Vente et nantissement de fonds de commerce (1900)

N'est-ce pas forcer quelque peu le sens des mots que d'attribuer au fonds de commerce le caractère d'un corps certain? C'est une universalité de fait, dit-on. Donc, ses éléments restent distincts. Prenons les éléments immatériels, par exemple, la clientèle. C'est là un objet incorporel qui ne se consomme pas par le premier usage et que l'usufruitier devra restituer en nature à la fin de l'usufruit ; de même pour le droit au bail, l'agencement, le matériel et le mobilier industriel servant à l'exploitation du fonds ; il ne peut y avoir doute, ce sont des corps certains, au sens propre du mot.
Source : Gallica

Henry Lordereau Vente et nantissement de fonds de commerce (1900)

Si l'acheteur a une confiance absolue en son vendeur, rien ne l'empêche d'exécuter le contrat sans publicité; il le fait à ses risques et périls, voilà tout. Si le vendeur est honnête, il n'en résultera aucun inconvénient. Mais vis-à-vis des tiers qui ont traité avec le vendeur, il n'est plus vrai de dire que le contrat soit essentiellement privé. Il les intéresse aussi bien que les parties contractantes, et il est nécessaire qu'ils soient avertis de la modification profonde que va subir le patrimoine de leur débiteur.
Source : Gallica

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