Résumé

Jean Bailly Les billets de fonds : précis théorique et pratique des ventes à crédit de fonds de commerce… (1935)

Le privilège de vendeur diffère essentiellement du gage d'effets mobiliers du droit commun en ce qu'il a lieu sans déplacement de la chose gagée. Il en diffère encore bien plus en ce que le propriétaire de la chose conserve le droit de la vendre, de la transformer, non pas entièrement, mais en ses divers éléments.
Une pareille anomalie est d'ailleurs obligatoire pour le gage d'un fonds de commerce dont le but est de vendre les marchandises qui sont cependant données en gage par le privilège.
Source : Gallica

Jean Bailly Les billets de fonds : précis théorique et pratique des ventes à crédit de fonds de commerce… (1935)

La raison d'être d'un fonds de commerce est de faire acte de commerce, ce qui nécessite la présence d'une clientèle, et la possibilité de la conserver et de l'accroître (achalandage) . Faute de ces éléments, il ne saurait s'agir d'une vente de fonds de comerce, pourvu d'une valeur distincte de la somme des prix de ses divers éléments. A eux seuls, la clientèle et l'achalandage, ne constituent évidemment pas un fonds de commerce, mais ils permettent de rétablir un fonds dont la valeur particulière sera la même que celle de l'ancien.
Source : Gallica

Jean Bailly Les billets de fonds : précis théorique et pratique des ventes à crédit de fonds de commerce… (1935)

Nous estimons que cette différence entre les inscriptions d'hypothèques ou de privilèges de vendeur d'immeubles et les inscriptions de privilèges de vendeurs de fonds de commerce est fort importante et suffit à interdire d'assimiler de trop près les unes et les autres. Et cela d'autant plus qu'il faut remarquer que cette différence de traitement résulte non pas seulement d'une différence de textes de lois, mais aussi d'une différence de situation économique : un immeuble ne donne en effet lieu qu'à des transactions très rares.
Source : Gallica

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