Antoine Marie Demante

Résumé

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1881-1889)

Nous pensons que l'attribution du dernier rang aux créanciers que la loi a privilégiés pour des raisons d'humanité est quelque chose d'arbitraire au point de vue de l'interprétation, et de choquant au point de vue de l'appréciation morale de la loi.
Peut-on savoir si le législateur a attaché plus d'importance au droit de gage ou au droit de vendeur qu'aux considérations élevées d'humanité et d'ordre public ? N'a-t-il pas plutôt manifesté une appréciation favorable à l'humanité par la place qu'il a donnée dans sa rédaction aux privilèges généraux (1) ?
Source : Gallica

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1881-1889)

On comprend comment s'établit la doctrine : le vendeur qui n'a pas transcrit avant la faillite a perdu son privilège, le droit de préférence contre la masse des créanciers ; mais contre ceux-ci, qui sont les ayant cause à titre universel du failli, il a le droit qu'il aurait contre le failli lui-même, le droit de faire résoudre la vente faute de paiement du prix. Il n'est pas spolié, car s'il ne touche pas le prix de la vente, il reprend au moins le bien vendu.
Source : Gallica

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1881-1889)

IX. Si la femme renonce à la communauté, nous devons raisonner par rapport à l'immeuble tout entier comme nous venons de raisonner au cas d'acceptation par rapport à la moitié de l'immeuble qui n'a jamais appartenu à la femme. L'immeuble aliéné par le mari n'est pas censé avoir été dans l'indivision; il n'a jamais appartenu qu'au mari; donc il est grevé, et en totalité, de l'hypothèque de la femme. Si, en effet, la communauté n'est pas une personne ayant la propriété des biens communs, ces biens appartiennent aux deux époux, mais leur propriété est affectée de certaines conditions.
Source : Gallica

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