Paul Pont, Commentaire-traité des privilèges et hypothèques et de l'expropriation forcée… (1876)
“ C'est un échange et non point une vente; et, en thèse générale, on peut dire que le privilége n'en résulte pas. Il y en a un motif décisif, que la raison même des choses indique. L'échange, dans le cas que nous supposons ici, crée entre les échangistes une situation analogue à celle qui s'établit dans la vente, entre le vendeur et l'acheteur, lorsque le premier reçoit à l'instant même le prix de l'immeuble qu'il vend au second. Tout est conclu dans ce cas ; il n'y a plus ni créancier ni débiteur : le privilège n'a donc pas sa raison d'être. ”
