Résumé

Paul Pont Commentaire-traité des privilèges et hypothèques et de l'expropriation forcée… (1876)

C'est un échange et non point une vente; et, en thèse générale, on peut dire que le privilége n'en résulte pas. Il y en a un motif décisif, que la raison même des choses indique. L'échange, dans le cas que nous supposons ici, crée entre les échangistes une situation analogue à celle qui s'établit dans la vente, entre le vendeur et l'acheteur, lorsque le premier reçoit à l'instant même le prix de l'immeuble qu'il vend au second. Tout est conclu dans ce cas ; il n'y a plus ni créancier ni débiteur : le privilège n'a donc pas sa raison d'être.
Source : Gallica

Paul Pont Commentaire-traité des privilèges et hypothèques et de l'expropriation forcée… (1876)

En première ligne, nous plaçons le contrat de superficie : c'est une cession de la pleine propriété d'un édifice, d'une construction faite par le propriétaire du sol, qui se réserve le sol lui-même pour en reprendre la jouissance quand la construction aura disparu. C'est, à vrai dire, une vente plutôt qu'un bail, la transmission d'une chose qui est immeuble par sa nature, et qui, par cela même, est susceptible d'hypothèque dans les termes de notre article.
Source : Gallica

Paul Pont Commentaire-traité des privilèges et hypothèques et de l'expropriation forcée… (1876)

Il est difficile, en effet, de considérer le droit de résolution qui appartient au vendeur comme un droit distinct et indépendant de la créance qu'il a pour le payement de son prix, comme un droit ayant une existence propre, et qui, par la seule force des choses, s'éteindrait comme conséquence de la cession, puisqu'il ne peut plus, la créance une fois cédée, subsister au profit du vendeur qui désormais n'est plus le créancier.
Source : Gallica

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