Raymond Théodore Troplong, Des privilèges et hypothèques, ou Commentaire du titre XVIII du livre III du Code civil… (1838)
“ Une action est un droit incorporel sans base solide. Ce n'est pas, dit M. Tarrjble (2) , ce qu'on peut appeler un bien immobilier. Le résultat n'en est jamais certain , et souvent l'action peut ne produire que des sommes pécuniaires, comme, par exemple, l'action en rescision pour lésion, lorsque l'acquéreur se détermine à payer le juste prix. D'ailleurs, l'hypothèque accordée à un créancier sur les actions de son débiteur n'ajouterait rien aux droits qu'il a déjà. Car il peut exercer toutes les actions de son débiteur comme s'il en était propriétaire. ”
