Résumé

Conférence des observations des tribunaux d'appel sur le projet de code civil… (1801-1802)

En matière d'hypothèque , on ne doit jamais considérer l'intérêt d'un seul , soit qu'il soit créancier, débiteur, acheteur ou vendeur, mais le droit de tous les tiers contre qui l'acte peut réfléchir plus ou moins directement. La disposition de la loi doit veiller également aux droits du nouvel acquéreur, du nouveau créancier, du débiteur, du vendeur et de tous les autres créanciers. La combinaison sage qui conserve les droits de tous, est la perfection du régime hypothécaire.
Source : Gallica

Conférence des observations des tribunaux d'appel sur le projet de code civil… (1801-1802)

Celui-ci est obligé de veiller en tout temps, d'entasser infructueusement les oppositions ; et si, après avoir suivi la procédure, il n'a pas de fonds libres ou suffisans pour surenchérir, il perd son hypothèque.
Il la perd par l'omission de la moindre formalité , comme par l'oubli de l'opposition elle-même. Une opposition irrégulière a certainement suffi pour le faire connaître à l'acquéreur , pour constituer celui-ci en mauvaise foi ; n'importe, cette irrégularité est mortelle , elle emporte la déchéance du droit.
La mauvaise foi de l'acquéreur ne diminue rien de la faveur dont il jouit.
Source : Gallica

Conférence des observations des tribunaux d'appel sur le projet de code civil… (1801-1802)

Le commerce a d'ailleurs toute la garantie qu'il peut desirer dans la contrainte par corps : mais tout homme qui déguise l'état de ses affaires, et dissimule sa position pour tromper son créancier, est indigne de la protection de la loi. Ne vaut-il pas mieux laisser un agioteur, un dissipateur sans crédit, que si son crédit supposé causait la ruine d'un père de famille trop crédule qui lui confierait son argent !
Source : Gallica

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