Henry Lordereau, Vente et nantissement de fonds de commerce (1900)
“ N'est-ce pas forcer quelque peu le sens des mots que d'attribuer au fonds de commerce le caractère d'un corps certain? C'est une universalité de fait, dit-on. Donc, ses éléments restent distincts. Prenons les éléments immatériels, par exemple, la clientèle. C'est là un objet incorporel qui ne se consomme pas par le premier usage et que l'usufruitier devra restituer en nature à la fin de l'usufruit ; de même pour le droit au bail, l'agencement, le matériel et le mobilier industriel servant à l'exploitation du fonds ; il ne peut y avoir doute, ce sont des corps certains, au sens propre du mot. ”
