Résumé

Edmond Nantet Des fonds de commerce, leur mise en gage… (1899)

Attendu que la possession d'un fonds de commerce ne consiste pas en la détention seulement d'un objet mobilier ou d'un droit incorporel, mais d'un ensemble d'objets mobiliers et de droits incorporels formant un tout indivisible qui doit, pour ne point périr, être géré et administré d'une façon continue et ininterrompue ; que les nécessités et les conséquences de cette gestion sont un obstacle insurmontable à l'établissement pur et simple du dépôt aux mains du créancier de la chose donnée en gage ; que cet obstacle est le même pour le dépôt aux mains d'un tiers convenu
Source : Gallica

Edmond Nantet Des fonds de commerce, leur mise en gage… (1899)

Le fonds de boutique tendit à se transformer en fonds de commerce dont l'aliénation comprenait désormais à la fois l'aliénation de la propriété physique qui comprend les instruments d'exploitation et l'aliénation de la propriété morale qui comprend l'achalandage et la possession de la confiance publique.
Mais ce n'est que dans la première moitié de ce siècle que nous voyons apparaître, tant en doctrine qu'en jurisprudence, l'expression fonds de commerce (1) , qui servira désormais à désigner un ensemble de choses, les unes matérielles, les autres incorporelles.
Source : Gallica

Edmond Nantet Des fonds de commerce, leur mise en gage… (1899)

Mais, à notre avis, on rechercherait toujours ainsi les caractères du fonds dans des éléments qui ne sont que des accessoires du fonds.
Il nous semble donc préférable de raisonner ainsi : l'achalandage est l'élément essentiel du fonds de commerce ; s'il est possible que certains clients disparaissent pour faire place à d'autres, l'ensemble de la clientèle, l'achalandage, n'en garde pas moins son individualité propre. L'achalandage est donc un corps certain, et par suite, il en est de même du fonds de commerce tout entier.
Source : Gallica

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