Résumé

Léon Retail L'expertise judiciaire en matière d'évaluation de fonds de commerce (1926)

Il y aurait lieu de procéder — et c'est ainsi qu'on opère fréquemment en matière fiscale — à ce qu'on appelle l'évaluation directe du bénéfice à l'aide de tous renseignements qu'on pourra recueillir et qui sont de nature à indiquer l'importance du chiffre d'affaires ou du bénéfice. Il est certes plus aisé et plus rationnel d'évaluer d'abord le bénéfice quelque difficulté qu'on éprouve, pour en déduire ensuite la valeur du fonds grâce à notre méthode, que de procéder immédiatement et arbitrairement à l'estimation du fonds.
Source : Gallica

Léon Retail L'expertise judiciaire en matière d'évaluation de fonds de commerce (1926)

On ne peut donc pas nous objecter sérieusement que l'évaluation d'un fonds de commerce est chose impossible, puisque c'est une besogne que doivent, de par la loi, accomplir fréquemment les tribunaux les plus divers.
Au surplus, il y a chaque jour des ventes dans lesquelles la valeur du fonds, fixée par accord des parties, correspond à une valeur marchande reconnue par tout homme de métier. C'est ainsi que s'établit dans l'évaluation amiable une précision suffisante pour les professionnels du commerce considéré.
Source : Gallica

Léon Retail L'expertise judiciaire en matière d'évaluation de fonds de commerce (1926)

Mais il n'en est pas de même pour les choses incorporelles : clientèle, achalandage, confiance, qui constituent, nous l'avons dit, la partie essentielle servant de lien entre toutes les autres, à tel point qu'en langage commercial, , le terme « fonds de commerce » a pris un sens plus restreint que le sens juridique indiqué précédemment.
Il est d'usage courant, en effet, de désigner sous ce nom, seulement les éléments incorporels. L'évaluation du « fonds de commerce » ainsi défini présente les
plus grandes difficultés dans les cas de cession, de partage, d'expropriation.
Source : Gallica

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