Expertise judiciaire

Définition et enjeux

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ La connaissance des faits, qui importent à la solution du litige, ne peut être légalement acquise que durant l'instance.
Les pouvoirs des juges varient suivant la nature de la preuve produite par les plaideurs. Le magistrat juge en son âme et conscience les résultats d'une enquête, d'une expertise. Il pèse les témoignages et ne les compte pas. Une preuve simple laisse le tribunal entièrement libre de déclarer que sa conviction est formée ou qu'elle ne l'est pas. — Le juge est, au contraire, lié par une preuve préconstituée.
”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ Les personnes, ainsi appelées à faciliter aux juges leur mission, en fournissant à ceux-ci les éléments de solution qu'ils ne possèdent pas, sont des experts.
Les experts sont donc de simples particuliers, désignés dans telle ou telle affaire, à raison de leurs connaissances spéciales, réelles ou présumées, par un tribunal désireux de s'éclairer sur des faits qu'il ne peut apprécier lui-même. L'expertise est l'opération par laquelle les experts procèdent à l'examen des faits soumis à leur appréciation.
”
Source : Gallica

Henri Ravon,  Traité pratique et juridique de l'arbitrage et de l'expertise… (1898)

“ La règle positive des art. 303 et 316, Cod. proc., quant au nombre des experts et à la nécessité pour chacun d'eux d'assister à toutes les opérations de l'expertise, est fondée sur un principe primordial, sur la nécessité essentielle de garantir les droits, d'assurer la liberté et la possibilité de la défense; or, cette nécessité se retrouve aussi évidente dans une expertise amiable que dans une expertise judiciaire ; dès lors que la défense est paralysée, l'expertise est viciée dans son principe (V. Cass., 2 déc. 1868, S. 1869. 1. 55; P. 1869, 123, la note et les renvois) . ”
Source : Gallica

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