Elisabeth-François de Lacuisine

Élements biographiques

Elisabeth-François de Lacuisine De la justice criminelle en cour d'assises et de ses garanties dans les lois… (1866-1868)

Un crime profondément immense, s'il n'attire sur son auteur qu'une peine proportionnelle au mal matériel, peut devenir une cause de corruption, exciter du scandale et imprimer du mépris ou du dégoût pour la loi. Que serait une loi qui ne frapperait le parricide que d'une peine inférieure? Si le prévenu allait en prison, comment l'opinion publique se réconcilierait-elle avec la loi? Il y aurait un bouleversement dans l'ordre moral, le législateur aurait contribué à obscurcir le sentiment du devoir; la loi serait un mensonge dans ce qu'elle ne serait pas l'expression des besoins de la société.
Source : Gallica

Elisabeth-François de Lacuisine De la justice criminelle en cour d'assises et de ses garanties dans les lois… (1866-1868)

Nul doute dès lors que toute partie peut le contredire et qu'une réclamation qui touche à de si précieux intérêts de la cause ne puisse être soumise à la Cour d'assises entière, seule compétente pour en juger. Dans l'exercice d'un pareil pouvoir, le grand point est que le président s'efface en ne se montrant qu'à propos; laissant passer et même au-delà, tout ce qui sera tolérable. Avec le coup d'œil pour accomplir un pareil devoir, il faut surtout le caractère. C'est la vanité parfois qui fait les observations d'éclat, c'est l'amour du bien qui fait faire les observations sages.
Source : Gallica

Elisabeth-François de Lacuisine Traité du pouvoir judiciaire dans la direction des débats criminels (1843)

La foi jurée dans la vie publique est un contrat non moins sacré que celle qui, dans les transactions ordinaires, engage si profondément la foi individuelle ; entre la promesse assouplie et la promesse étouffée, la différence est faible ; toutes les transgressions se ressemblent, et l'infidélité reste. Telle est l'inexorable morale. Mais de plus le serment judiciaire emprunte une force nouvelle au sentiment religieux dont il est la plus énergique expression, et qui suppose chez ceux qui s'engagent de la sorte une croyance établie, ne fût-ce que celle d'un Dieu vengeur du parjure.
Source : Gallica

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