Résumé

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ L'homme le plus honnête ne saura pas toujours développer à la barre d'un tribunal les arguments les plus propres à convaincre les juges de la justesse de ses prétentions : pourquoi ne pas lui permettre de confier à une personne plus habile dans l'art de bien dire, plus familiarisée avec les questions juridiques, le soin d'éclairer les juges ? Et quand le jugement sera rendu, ne faudra-t-il pas en conserver la trace, la preuve, afin d'éviter, ou de recommencer le même procès, ou de se fier à la mémoire faillible de l'homme ? ”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ Parmi les actes de juridiction contentieuse, l'autorité de la chose jugée ne s'attache qu'aux jugements qui statuent définitivement sur une contestation, sur un point litigieux discuté entre parties. — Les jugements préparatoires, n'ordonnant qu'une simple mesure d'instruction, n'ont pas l'autorité de la chose jugée. Une présomption de vérité ne peut s'attacher à un jugement qui tend seulement à rechercher la vérité. Le juge ignore encore; il cherche à s'instruire; il doit jouir d'une entière liberté quand il s'agit de s'éclairer. ”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ La demande, disent-ils, ne subsiste que pour l'excédent. Nous ne pouvons partager leur opinion. La demande subsiste tout entière : l'aveu du défendeur ne la diminue pas : il n'est que la preuve de l'existence d'une partie de la dette. Le demandeur aura à faire la preuve pour le surplus ; mais il réclame toujours condamnation pour le tout. Le juge aura à prononcer sur la portion non contestée de la dette, comme sur la portion contestée. La quasi-novation, inhérente à tout jugement, se produira pour l'ensemble de la dette : l'actio judicati pourra être intentée pour la totalité ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature