Procès criminel

Définition et enjeux

Mézard,  De la liberté considérée dans ses rapports avec les institutions judiciaires… (1823)

“ Il répugne à la raison et à l'équité de voir que le supérieur accuse devant l'inférieur, et que le procureur-général qui a requis la mise en accusation du prévenu, charge son substitut d'en poursuivre la condamnation.
Je crois qu'avec cette double réforme, on pourrait juger un procès criminel dans trois mois. Quel avantage cette accélération ne donnerait-elle pas aux accusés et à la société entière! on ne conçoit pas toutes les angoisses que fait éprouver à un prisonnier l'attente de son sort. S'il est innocent, quelle cruauté!
s'il est coupable, pourquoi lui infliger une
double peine?
”
Source : Gallica

René Garraud,  Précis de droit criminel... (1885)

“ D'autant plus, que l'autorité publique, partie dans tout procès criminel, a des moyens plus nombreux et plus étendus que n'en peuvent avoir les particuliers, agissant devant les tribunaux civils, pour établir l'existence de l'infraction et la culpabilité de l'auteur. Ce serait renverser l'ordre des juridictions et méconnaître l'institution et l'organisation des tribunaux de répression, établis pour constater l'existence des délits et en punir les auteurs, que de ne pas donner, à la chose jugée au criminel, une influence nécessaire et forcée sur les intérêts civils. ”
Source : Gallica

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