Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Voilà ma vie, et je ne m’en plains pas, car ce qui est ne peut pas ne pas être. — De tout ceci, père Guibard, dit Georges lorsque le vieux forçat eut cessé de parler, il résulte que vous vous faites plus méchant que vous ne l’êtes au fond du cœur, et sans les passions... — Je ne suis ni bon ni méchant, mon garçon, je suis moi, et je ne puis pas être autre chose. Je ne me demande jamais si une action que je veux faire est bonne ou mauvaise, parce que, encore une fois, il n’y a ni bien ni mal dans ce monde, et que ces deux mots, bien et mal, ne peuvent qu’indiquer les relations des choses. ”
