Louis-François Raban

Résumé

Louis-François Raban,  Le prisonnier. Tome 2 (1826)

“ Ma foi, monsieur Justin, c'est bien pardonnable, quand on a un mari qui oublie ses devoirs. Ecoutez-donc, on est honnête; mais on n'est pas de glace : on a un mari, ou l'on n'en a pas; si l'on n'en a pas, on s'en passe; mais il n'est pas juste de s'en passer quand on en a un. C'est ce que je dis souvent à ce butor de Bertrand qui passe les jours à boire et les nuits à dormir Vous l'entendez, monsieur Justin ?. Il roufle d'une force
à faire crouler l'hôtel!.
”
Source : Gallica

Louis-François Raban,  Le prisonnier. Tome 2 (1826)

“ Puisque la comtesse prend tant de précautions pour que chacun ignore ce qui s'est
passé, me dis-je, il est clair qu'elle n'a point d'intentions hostiles : c'est une femme sage qui pense, avec raison, qu'un éclat ne remédierait à rien.
Quoi qu'en dise le comte, quelles que soient ses connaissances en simpathie, je pense que la comtesse avait trouvé son analogue avant que d'épouser M. de Formandi, il n'est pas étontant qu'elle sache compatir aux maux qu'elle a soufferts. Tout bien considéré, je n'ai plus rien à craindre
”
Source : Gallica

Louis-François Raban,  Le prisonnier. Tome 2 (1826)

“ C'est lui, a-t-elle dit!. elle m'a donc reconnu ! c'est lui! entends-tu, Frédéric ? combien ces deux mots disent de choses ?.
on ne dit pas c'est lui ! d'un homme auquel on ne pense pas, d'un homme dont on ne s'occupe jamais : Zélie pense donc à moi ?
elle s'occupe donc de moi quelquefois ?
Telles furent les pensées qui se présentèrent à mon esprit, et ces pensées produisirent sur moi un tel effet, que je m'arrêtai tout court à deux pas de mademoiselle de Formandi, qui, de son côté, paraissait fort trou.
”
Source : Gallica

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