Paul de Kock

Paul de Kock

Résumé

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock André le Savoyard

Je garde quelque temps le silence, et Lucile attend avec inquiétude que je m’explique; je balbutie:—Est-il vrai que mademoiselle Adolphine doit épouser son cousin?...
Lucile, qui m’examine attentivement, paraît vivement frappée.—Ah! mon Dieu!... se pourrait-il?... s’écrie-t-elle en laissant tomber ses bras comme anéantie de ce qu’elle vient de découvrir.
—De grâce, Lucile... répondez-moi!—André!... serait-il vrai?... vous aimez mademoiselle?...—Ah! Lucile, taisez-vous!... si l’on vous entendait!...—Le malheureux!... il l’aime... plus de doute...
Source : Gutenberg

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock André le Savoyard

Il se lève, regarde autour de lui, pose un de ses pieds sur une oreille de Rossignol, qui ronfle encore sur le carrick. Le beau modèle s’éveille en jurant et en criant:—Quel est l’insolent qui donne un coup de poing à un artiste?
La voix de Rossignol rend la mémoire à Pierre. Il se rappelle l’orgie de la veille, et, sans trop savoir pour quelle raison, il n’est pas content de lui; il sent au fond de l’âme que sa conduite n’est pas ce qu’elle devrait être. Mais déjà Rossignol est sur pied, et il s’est bien promis de ne point laisser à Pierre le temps de réfléchir.
Source : Gutenberg

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock André le Savoyard

En nous apercevant, le bon Bernard fait une exclamation de plaisir. Je tombe dans ses bras.
—Le voilà! mon père, dit Manette, le voilà!... Ne vous avais-je pas dit que je le ramènerais?
—C’est ma foi vrai!... ce cher André! ah çà! mon garçon, tu ne nous feras plus de pareilles escapades, j’espère?
—Non, père Bernard, oh! je vous le promets.
—A la bonne heure! car, vois-tu, ça nous rend tous comme des imbéciles!
—Désormais vous me verrez tous les jours; je passerai près de vous tous les moments où je ne travaillerai point; car je veux travailler, je veux acquérir du talent.
Source : Gutenberg

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