Résumé

F. Percot L'Amour fraternel, ou Foi, espérance et charité… (1856)

Pierre, dit tout à coup Jeannette, regarde comme le ciel est beau, on doit y être bien. Je ne sais pourquoi, car je ne suis pas malade, je sens dans moi quelque chose d'extraordinaire ; c'est une faiblesse de corps inouïe et en -même temps une force d'âme que je ne puis vous expliquer. Il semble que mon corps ne peut plus porter mon âme et que j'entends la voix de Dieu qui m'appelle. Quel bonheur de mourir, mes amis, lorsqu'on n'a vécu -que dans l'espérance d'une autre vie et qu'on a tout fait pour rendre cette autre vie belle et pleine de gloire.
Source : Gallica

F. Percot L'Amour fraternel, ou Foi, espérance et charité… (1856)

Il y avait dans cette charmante fille quelque chose de si gracieux, de si aimable et de si doux, qu'on ne pouvait la voir sans l'aimer, ni la connaître sans l'admirer ; car c'était bien la vraiment la bonté, la modestie et la piété personnifiées.
Depuis que Pierre était parti, Joseph ne venait plus dans la chaumière de l'apprenti mécanicien ; mais il se trouvait toujours sur la plage quand Jeannette allait y promener la mère Claudine, et à la porte de l'église quand on sortait de la messe le dimanche.
Source : Gallica

F. Percot L'Amour fraternel, ou Foi, espérance et charité… (1856)

Ma Jeannette , quand je pense que moi, un homme à qui Dieu a donné la force, l'adresse, l'intelligence et le courage, je suis obligé de t'abandonner, de vous abandonner toutes deux au .milieu d'une grande ville, sans argent, sans protection, au moment où j'étais en état de travailler pour vous, pour toi, Jeannette, qui si longtemps a travaillé pour moi, quand je pense à cela, ma soeur, il me prend des mouvements de rage ou de désespoir, et après cela je me mets à pleurer comme un enfant.
Source : Gallica

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